Deux mots sur moi

Pour connaître toute l’histoire…

Après une licence en sociologie et un master en journalisme à l’Université d’Amsterdam, j’ai rejoint un petit cabinet d’études et de conseil où j’ai pu mettre en valeur à la fois mes connaissances sociologiques et mes compétences journalistiques. Notamment les interviews, la rédaction, l’édition digitale et papier. Cette combinaison m’a beaucoup plu et donc par la suite j’ai toujours recherché des postes à l’interface de l’étude et les sciences sociales d’un côté et la pratique de l’autre.

C’est aussi dans ce petit cabinet d’étude et conseil que j’ai commencé à travailler sur l’innovation. Différents organismes territoriaux et nationaux s’intéressaient à l’époque à l’innovation et comment la faciliter à travers la politique publique.

Ensuite, j’ai quitté les Pays-Bas pour m’installer à Paris. Je suis venue en tant que fille au pair pour rentrer dans la boucle fermée du compte bancaire, contrat de travail, logement. En même temps, je me suis déclarée auto-entrepreneur et j’ai commencé à travailler sur des missions très variées.

Ces deux dernières années j’ai à la fois travaillé pour l’université et le monde professionnel, d’abord chez la WAN-IFRA et puis en tant que consultante indépendante.

5 ans d’expérience dans l’innovation

Cette combinaison d’expériences professionnelles et réflexions académiques profondes est très riche. Ces 5 dernières années j’ai travaillé sur et dans l’innovation. Dans l’espace public et les villes mais surtout dans les médias et le journalisme. D’abord en tant qu’étudiant en master 2, puis en tant que chargée d’étude, assistante de recherche, doctorante, chargée de projet et plus récemment en tant que consultante indépendante.

A travers de ces expériences, j’ai rencontré les potentiels ainsi que les défis de différents processus d’organisation, de la diversité culturelle et des nouvelles technologies (en particulier l’intelligence artificielle, le blockchain et la réalité virtuelle). J’ai croisé des théories sur innovation dans la géographie économique, les études de l’organisation et du management, la linguistique, la sociologie de migration, les media studies, et l’informatique et design. Quelques fois j’ai été invitée d’écrire sur ou de présenter mon travail devant un public professionnel non-académique et cela aboutissait toujours dans des discussions passionnantes et constructives sur les applications possibles de mes intuitions et analyses académiques.

A l’interface entre recherche et action

En écrivant des articles académiques, les présentant aux colloques et en parlant avec d’autres académiques, je me suis de plus en plus rendue compte que j’avais envie de sortir de cette bulle. Voici toutes ces idées, perspectives et connaissances incroyables – certaines existent depuis des dizaines d’années. Et bien que des organisations semblaient être à la recherche justement de ces idées pour faire face aux enjeux majeurs d’aujourd’hui, elles ne les trouvaient pas ou pas dans un format accessible.

J’ai aussi évolué par rapport aux méthodes que j’utilise. Au début je prenais surtout recours aux interviews, case studies et focus groupes pour étudier les pratiques professionnels mais j’ai depuis grandi comme action researcher, travaillant en étroite collaboration avec les professionnels sur les questions autour l’innovation et le changement qui touchent leur travail quotidien.

Comme j’aime surtout les projets à l’interface entre recherche et action, je savais que je voudrais que ma recherche sur l’innovation, la collaboration pluridisciplinaire et le rôle du langage dans les processus de changement soit applicable et utile pour des organisations. Le doctorat m’obligeait d’écrire une dissertation de 300 pages destinée à un public de quelques académiques spécialisées, donc j’ai finalement pris la décision difficile d’arrêter ma thèse cet été.

Vers des nouveaux horizons

Ma force est dans l’écoute des questions plus profondes qui sous-tendent les questions posées à haute voix, dans l’innovation continue de mes approches afin de générer des perspectives vraiment novatrices, et dans la quête des angles originaux qui permettent de trouver des solutions durables pour les organisations.

Ma force est aussi dans mon enthousiasme et ma curiosité. Je ne fais des choses que de tout cœur, et j’arrive à transmettre cette énergie et d’inviter des conversations à partir de nouvelles perspectives. C’est ce que j’ai appris sur scène – au théâtre et aux évènements internationaux – ainsi que dans la salle de cours et des ateliers professionnels.

Que ce soit en faisant de la recherche, le conseil, l’écriture, l’enseignement ou la médiation, je suis toujours à la recherche des nouveaux pistes pour élargir mes propres horizons ainsi que ceux des autres.